Fatime-Zohra OUTAGHANI

Interview Exclusif avec Fatime-Zohra OUTAGHANI : Post-COVID-19 : le secteur privé en première ligne pour regagner la confiance

Fatime-Zohra OUTAGHANI- Experte en RP, Communication et Digital, CEO et Fondateur de PR MEDIA H+K Strategies Affiliate

Par: Fatime-Zohra OUTAGHANI - 13/07/2020

Quelles sont les leçons que vous tirez de la pandémie de COVID-19 au Maroc ?

Il y en a plusieurs, mais j’en retiendrai deux principales. D’abord la leçon d’humilité que nous offre cette crise en nous rappelant combien le monde dans lequel nous vivons est fragile. En quelques semaines, l’irruption de la COVID-19 est venue paralyser l’ensemble du tissu économique de la planète et modifie aujourd’hui en profondeur notre manière de vivre et de consommer. De nombreux experts nous ont pourtant alerté ces dernières années sur les risques d’une épidémie mondiale. La croyance en l’invincibilité du marché en a pris un sacré coup, et avec elle l’idée que l’homme et la nature peuvent vivre sans que le premier ne se soucie de la seconde. La seconde leçon a trait à la responsabilité. La crise a révélé combien la majorité des gouvernements et des entreprises étaient peu préparés. Il est clair désormais que le devoir des nations et du secteur privé est de rattraper le temps perdu et de prendre les devants pour garantir leur capacité à garder le lien avec les citoyens et leurs publics, mais aussi assurer la poursuite de leurs activités dans un contexte de pandémie. Cela passe notamment par la digitalisation des usages et une communication de crise plus efficiente.

Justement, en tant que fondatrice d’une agence RP leader au Maroc, que préconisez-vous aux entreprises en matière de communication ?

En période de crise, le silence n’est jamais une solution.

Une entreprise, si elle veut conserver la confiance de toutes ses parties prenantes, se doit d’informer et de sensibiliser. Cela nécessite d’être préparé. Un manuel de communication de crise, avec des procédures claires et définies, est la norme dans beaucoup d’entreprises, mais elles sont encore nombreuses à ne pas être dotées d’un tel outil. Et cela ne concerne pas que les clients de l’entreprise, ses consommateurs ou ses partenaires sous-traitants. C’est aussi indispensable en interne. Pour que les collaborateurs soient mobilisés, il est en effet nécessaire que le management soit en mesure de montrer la voie et de susciter l’adhésion de chacun. Un plan de continuation d’activité est aussi indispensable. Pendant le confinement, la plupart des salariés ont été tenus de rester à leur domicile. Or, pour beaucoup de sociétés le télétravail a été quelque chose de totalement nouveau avec de réelles difficultés de mise en place. C’est là encore une approche qui devra être intégrée dans les scénarii de crise des entreprises.

La communication des entreprises a-t-elle changé pendant le confinement et que nous réserve la période post-COVID-19 sur ce point ?

Les entreprises au Maroc ont largement revu leur stratégie de marque et de communication. Il faut dire que la crise sanitaire a impacté de manière significative les comportements des consommateurs. Des campagnes ont été suspendues ou modifiées. Le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM) a récemment présenté les résultats d’un sondage réalisé auprès des dirigeants d’une cinquantaine d’entreprises. L’étude a montré que 56% des annonceurs ont réorienté leurs campagnes publicitaires vers des initiatives COVID-19. On peut citer également le sondage mondial effectué par OpinionWay auprès de 25 000 consommateurs. Il montre que ces derniers attendent désormais en priorité des marques des campagnes qui démontrent leur utilité sociale. Au Maroc, plusieurs entreprises ont réussi à répondre à cette demande. Je pense notamment à l’un des opérateurs téléphoniques marocains qui s’est appuyé sur la résilience de ses réseaux pour assurer le maintien de l’activité économique et la continuité pédagogique des écoliers et étudiants. L’opérateur a aussi mené des opérations citoyennes pendant le confinement en apportant, par exemple, de la connectivité à des milliers de familles, en proposant un site et une application de e-learning, ou en mobilisant des start-up afin qu’elles proposent des solutions contre la crise. Cette posture d’accompagnement et de soutien est particulièrement appréciée, à juste titre, et montre que les valeurs de responsabilité et de solidarité sont plus importantes que jamais pour garder le lien et maintenir la confiance.

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Interview Exclusif avec Mehdi KABBADJ : L'entrepreneuriat des jeunes au Maroc, opportunités et défis !
Mehdi KABBADJ- Consultant en Management et Networking, Fondateur de "KLF Com" et de la plateforme "My Mentor"
Mehdi KABBADJ

I - Comment définissez-vous l'entrepreneuriat des jeunes au Maroc ?

L’entrepreneuriat au Maroc, depuis plus d’une décennie est en train de connaître des mutations révolutionnaires, à l’image de ce qui se passe au niveau international. Et ce mouvement ne fera que s’accélérer au cours des prochaines années.

Il est difficile de donner une définition précise et exhaustive de l’entrepreneuriat, mais à mon point de vue, je peux citer quelques caractéristiques fondamentales qui définissent l'entrepreneuriat .

  1. L’engagement et la passion du jeune entrepreneur à réaliser des projets de vie et de carrière, qui libère les énergies, apportent de la valeur, de la richesse, permettent un épanouissement et un bonheur personnel et au-delà être en mesure de soutenir beaucoup de personnes qui n’ont pas eu la chance d’avoir une formation adéquate et des conditions favorables incitatives.
  2. Une attitude positive, qui perçoit l’échec comme une sorte de motivation et d’incitation, et non comme un drame qui va inhiber les énergies, la motivation et l’initiative. Pour moi l’échec et l’erreur, sont constamment une source d’apprentissage et des moyens de trouver des solutions innovantes et originales.
  3. L’entrepreneuriat est d’abord une démarche rationnelle et pragmatique, qui s’appuie sur des méthodes de gestion modernes et assez flexibles, qui prennent en considération l’environnement général de l’entreprise, dans toute sa complexité (Économique, sociale, réglementaire, technologique, compétences des RH)
  4. L’entrepreneuriat moderne s’appuie également sur un travail en réseau, de partenaires fiables et performants (Clients, Fournisseurs, financiers, relais commerciaux…). Il doit y avoir un travail continu pour sélectionner et animer ce réseau, pour maintenir une motivation de tous ses membres, à contribuer à son excellence et son succès. La tâche pour l’entrepreneur, quoiqu’elle soit exigeante, elle permettra de réussir plus facilement, et d’affronter d’énormes obstacles.
  5. L’entrepreneuriat, est aussi exigeant, en quantité et qualité de travail organisé, avec une rémunération au démarrage, très limité pour l’entrepreneur. Il faut être conscient que fournir des sacrifices personnels sont indispensables (Travail de plus 14 h par jour, accepter des revenus réduits, accepter les difficultés commerciales et techniques du métier, répondre efficacement à la demande des clients…). L’entreprenariat actuellement, est en quelques sortes, un projet titanesque, vue l’exacerbation de la concurrence (loyale et déloyale), ainsi que les mutations technologiques très rapides.
  6. L’entrepreneuriat moderne, doit s’appuyer sur les nouvelles technologies à tous les niveaux de l’activité de l’entreprise (Production, Vente, Communication, Organisation…), et l’entrepreneur doit être à l’affut de ces nouvelles technologies, pour pouvoir les intégrer d’une façon intelligente, afin d’améliorer la productivité et la compétitivité de son entreprise.

II- Parlez-nous un peu de votre expérience personnelle avec ce parcours ? 

D’abord toute expérience entrepreneuriale, ne peut qu’être originale et spécifique. Aussi, ma modeste expérience est encore très jeune, pour pouvoir tirer de grands enseignements.

Il faut dire que je continue à apprendre de mes échecs et de mes réussites.

Toutefois il ne sera pas inutile, de lister quelques étapes importantes dans ma carrière entrepreneuriale :

  1. L’étape avant lancement du projet : Caractérisée d’une part par une recherche d’opportunités, en réalisant une petite étude de marché, et en optant pour la méthode SWOT (Forces-Faiblesses, Opportunités-Menaces), et d’autre part à travers la recherche de financements intéressants pour pouvoir me lancer dans ce projet. Je considère que ma famille et mes amis m’ont apporté un appui crucial, sans lequel je ne pouvais me lancer.
  2. L’étape de démarrage : Elle était une étape d’apprentissage, car mon expérience professionnelle, poste diplomation, a été très limitée, et n’a pas été suffisante pour me donner tous les outils managériaux, nécessaires à une activité aussi exigeante, et aussi concurrentielle. Il a fallu travailler très dur, s’appuyer sur un réseau d’amis, de connaissances, pour pouvoir commencer à capter des clients intéressants, et récurrents.
  3. L’étape de l’activité pré-optimale : qui est celle de la période actuelle, et pendant laquelle, j’ai pu réaliser des performances, et capter de gros clients ; c’est une phase d’exigences continues, et de compétition acharnée, jalonnée de difficultés, et d’un certains nombres d’erreurs, auxquels j’ai pu y remédier progressivement.

III- À votre avis, quelles sont les opportunités et les obstacles auxquels il faut s'attendre ?

Comme j’ai dit auparavant, ma démarche et mon style de management, est assez positif. Je m’appuie essentiellement sur les opportunités qui peuvent s’offrir à moi, dans un cadre de dynamisme et d’action, qui sont des catalyseurs à l’apparition d’opportunités intéressantes.

Les obstacles, ne sont nullement négligés, mais au contraire, ils sont pris continuellement en considération, avec tout le sérieux nécessaire, pour renforcer mes compétences et mon savoir faire.

Je me considère comme un joueur en début de sa carrière, qui essaie d’exceller dans son sport et autant que je serais capable d’y faire face, de dépasser les obstacles, autant je serais heureux et je gagnerais plus, à tous les niveaux.

Pour moi, le bon entrepreneur est celui qui est constamment à la recherche de nouvelles opportunités, et se fait une joie de sauter tous les obstacles, avec passion et motivation, pour mieux apprécier le fruit de son labeur assez mérité.

IV- Selon vous, quelles sont les clés de réussite d'un jeune entrepreneur ?

Les principaux facteurs clés de réussite pour un jeune entrepreneur qui démarre dans son projet entrepreneurial, sont à synthétiser dans les points suivants :

  1. Une jeune expérience entrepreneuriale doit s’appuyer sur le soutien des personnes qui croient en votre énergie, capacités, combativité, et qui t’appuient aussi bien financièrement, psychologiquement, qu’en termes de conseils et d’orientations stratégiques et opérationnelles.

J’estime que j’ai été chanceux à ce niveau, mais c’est aussi grâce à toutes mes qualités personnelles, en terme d’engagement et de dynamisme.

  1. Savoir travailler, d’une manière très acharnée, dans des conditions de stress et de pressions diverses, avec une rémunération très limitée.
  2. Savoir être modeste, à l’écoute des autres, et savoir servir et inspirer confiance.
  3. Savoir être méthodique et organisé, pour améliorer l’efficacité et la performance de mes actions et celle de mes collaborateurs.
  4. S’appuyer sur les techniques modernes de communication digitale (Site web référencé, Réseaux sociaux, Lives Instagram…)
  5. Chercher à développer un réseau de partenaires fiables et performants, aussi bien des fournisseurs et des clients, que des prescripteurs.
  6. Accepter l’échec et les difficultés et essayer de les exploiter comme moyen d’amélioration et de perfectionnement.

V- En ce contexte de pandémie actuelle, est-il judicieux de se lancer dans cette aventure proactive ? (Et pourquoi ?) 

Je pense qu’il n’y a pas de meilleurs moments pour lancer des affaires, qu’il faut être toujours guidé par les opportunités qui se présentent et notre capacité à les capter avec toutes les exigences managériales de très haut niveau ainsi que des moyens financiers conséquents.

Toutefois pour les périodes de crises, comme celles du Covid-19, elles restent à mon avis des moments exceptionnels pour se lancer dans les affaires, ou investir en général.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ce sont des périodes d’assainissement économique, qui éloignent la mauvaise concurrence qui gêne les entreprises saines à progresser normalement et qui permettent un accès plus ouvert aux marchés. C’est aussi une période où les ressources financières, ainsi que les ressources humaines de très bon niveau sont disponibles à un coût très abordable.

Je pense venir avec un projet innovant, qui répond à certaines problématiques du marché, et au bon moment (Peut-être en ce moment, juste après cette crise), avec des moyens adaptés, est garant d’une réussite assez probable.

06/07/20
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Interview exclusif avec Mehdi FATH : Post-Covid : Quels enjeux pour le marketing digital au Maroc?
Mehdi FATH- Conférencier, Écrivain, Conseiller d'orientation & Enseignant universitaire vacataire en Marketing et Stratégie digitale
Mehdi FATH

1/ Depuis le confinement, plusieurs entreprises ont dû changer leur politique de communication. Entre diminution, stagnation et arrêt des campagnes marketing, chacun sa décision. Cependant, on est dans une nouvelle phase, la reprise de l'activité est officielle. Selon vous, quels enjeux marketing pour les entreprises marocaines face à cette nouvelle ère ?

Je pense que le principal enjeu marketing pour les entreprises marocaines face à ce post-covid sera comment regagner la confiance du consommateur et faire des ROI à court terme. Sur le plan de la communication, c’est le moment d’adapter ses contenus au contexte actuel. On l’a vu lors de la crise sanitaire, plusieurs annonceurs ont délaissé l’objectif commercial : Ils ont privilégié une communication axée sur l’image de marque plutôt qu’une communication orientée directement sur les ventes. Donc maintenant, c’est le moment d’être créatif au vrai sens du terme pour sortir des campagnes Marketing qui redonneront confiance au consommateur, ce que je veux dire c’est de combiner entre une communication axée sur l’image de marque tout en ayant un objectif de vente.

2/ À court terme, comment peut-on communiquer en ligne ? Et quels canaux à privilégier ?

Durant la crise du Covid-19, la communication digitale a été le recours privilégié pour plusieurs entreprises, ceci dit même pour l’après covid-19, le digital sera un levier d’accélération. À ce niveau, on doit jurer que par le CONTENU et rien d’autre que le contenu ; on a vu plusieurs stratégies durant cette période qui ont porté leurs fruits, les entreprises doivent continuer sur cette lancée. Ces dernières doivent encore améliorer leur présence digitale, orienter leur stratégie vers l’acquisition-client sans pour autant être intrusif, ce qu’il faut noter c’est que pendant le confinement on a pu assister à de nouvelles habitudes de consommation du Marocain, cependant, il faudra tenir compte de ce changement pour conduire toute une nouvelle stratégie. L’objectif de celle-ci sera d’améliorer son expérience en ligne.

Les stratégies d’influence aussi restent un excellent outil de communication pour les entreprises, il faut juste trouver le concept créatif.

De même, on a pu remarquer le fort potentiel d’Instagram et la montée en puissance de TIKTOK, ces deux canaux et surtout le second reste un outil à privilégier pour la communication mais encore faut-il savoir bien les utiliser.

3 / Avez-vous des recommandations à faire pour les agences de communication ? Les annonceurs ? 

Mes recommandations aux deux entités passeront à travers le top management : Miser sur la confiance des collaborateurs pour redresser la santé financière de l’entreprise, car c’est ce qui peut donner la naissance à des concepts créatifs.

29/06/20
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Interview Exclusif avec Mohamed REFFADI : Quelles opportunités pour les nouveaux lauréats après le dé-confinement ?
Mohamed REFFADI- Directeur des études de IMVL, Fondateur de You & Me Consulting et Créateur du programme de Coaching S.E.L.F
Mohamed REFFADI

1/ Pendant cette période de confinement, plusieurs entreprises ont dû changer leurs politiques de recrutement, mettre à jour leurs décisions. Selon vous, quels sont les principaux défis des nouveaux chercheurs d'emploi ?

Dans un premier temps, je tiens à vous remercier de votre invitation pour partager avec les chercheurs d’emploi, spécialement les jeunes lauréats quelques conseils et astuces que je trouve utiles dans ce temps de confinement et après, que je souhaite bien, à la fin de cette pandémie.

À mon avis, les principaux défis des chercheurs d’emploi en ce temps de confinement sont de quatre :

    1. Le niveau linguistique :

Avant le confinement et dans les entretiens en mode présentiel ‘traditionnel’ le candidat pouvait passer son entretien avec une seule ou plusieurs langues ‘Arabe - dialectale-, Français et/ou Anglais…’ sachant que dans plusieurs situations le recruteur est tolérant dans le cas de fautes ou de difficultés à transmettre le message, de bien communiquer des informations avec une langue correcte car le candidat peut compléter son discours par des gestes ou des signes pour bien exprimer ses idées et, ou motivations pour décrocher le poste voulu. Mais en ce temps de confinement, les chercheurs d’emploi (même les employés) doivent améliorer leur style rédactionnel et bien sur leur niveau linguistique pour une meilleure communication écrite afin de faciliter et optimiser le temps de la compréhension.

    2.  Les outils TIC ‘ Technologie d’Information et de Communication ’

Dans ce confinement, nous avons constaté l’augmentation de l’intérêt aux TIC, par le moyen de webinaires en mode télétravail, des LIVES, ou partage de vidéo sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn…) d’où l’importance d’être à jour avec les TIC pour faciliter l’accès à l’information en utilisant la technologie et par la suite augmenter ses chances pour être le bon candidat, candidate.

    3. Le réseau

Comme nous le savons, le réseau est un élément très implorant dans le Business en général et dans la recherche d’emploi en particulier, alors il faut bien le travailler d’une manière professionnelle et permanente.

Avant le confinement pour avoir un bon réseau de connaissance, il fallait parcourir des Kilomètres, mais avec la situation actuelle, il suffit d’avoir un outil (Ordinateur, Smartphone et, ou tablette) plus une connexion et voilà le monde est entre vos mains, mais comme j’ai déjà précisé dans les points précédents, le chercheur d’emploi doit savoir préparer un bon contenu en se basant sur le niveau linguistique et les TIC pour une bonne communication et par la suite pouvoir créer un bon réseau.

    4. Le Kaizen ‘ Amélioration continue ’

Suite à cette pandémie, nous sommes plus conscients de l’importance de l’amélioration continue et de l’adaptation rapide, donc le chercheur d’emploi (et les employés aussi les entreprises) doit développer une stratégie claire et opérationnelle afin de rester à jour avec les changements de plus en plus nombreux et rapides pour ne pas s’éteindre et tomber dans les oublis.

Je pense que ces 4 axes sont valables pour les personnes physiques et, ou morales pour s’adapter avec le nouveau monde et être à jour dans la compétition quotidienne.

2/ Post-Covid, y a-t-il des profils-métiers demandés ou générés par cette pandémie ? Parlez-les-nous-en.

Oui bien sûr, dans chaque situation il y a des perdants et des gagnants, parmi les métiers qui vont profiter de plus de cette pandémie sont 4 secteurs : Informatique, Marketing Digital, Enseignement et Formation à distance et la livraison à domicile.

À mon avis, le chercheur d’emploi et même les entrepreneurs doivent réfléchir sérieusement à comment trouver place dans ces secteurs afin de développer de nouveaux Business et bien de nouveaux métiers et des opportunités de créer de nouveaux postes de travail en mode présentiel et, ou Télétravail.

3/ Quelles opportunités pour les nouveaux lauréats après le dé-confinement ?

En ce temps de confinement, nous avons bien compris que le plus important c’est l’achat de la compétence et par la suite le livrable. Soit un produit physique, virtuel ou un service, les nouveaux lauréats doivent comprendre dès maintenant que les règles du jeu ont changé et que les entreprises n’ont plus de temps à perdre pour qu’un collaborateur prend son temps pour s’adapter avec la culture de l’entreprise. Chose importante mais avec les contraintes actuelles, les entreprises vont se focaliser plus sur les profils polyvalents et opérationnels en temps réel car l’enjeu est énorme, la concurrence est féroce et le plus inhérent ici c’est la valeur ajoutée à l’entreprise.

4/ Avez-vous des astuces et, ou recommandations pour faciliter l'insertion professionnelle de ces derniers ?

Récemment, dans mes cours des techniques de communication professionnelle, j’ai demandé à mes étudiants/ Stagiaires de préparer trois livrables : Une vidéo CV, un sujet sous forme de vidéo sur YouTube et à chaque séance un feed-back sur la séance précédente et la formation en général.

Les chercheurs d’emplois doivent comprendre que le Digital prend un pourcentage important de notre quotidien et que nous allons voir de plus en plus d’entreprises qui vont compter plus sur les Big Data dans le recrutement. Dès lors, pour faciliter son insertion professionnelle en augmentant ses opportunités, les chercheurs d’emplois doivent bien travailler leurs présences sur le web via un bon contenu professionnel et à jour (Articles, Vidéos, Blogs, Partages…)

Depuis des années nous avons appelé à l’importance de la Digitalisation de quelques métiers pour adopter le Télétravail et l’e-learning, avec cette pandémie, le Digital ce n’est plus un luxe mais il devient une nécessité, donc soit on s’adapte, soit on s’éteint.

Comme je le dis toujours : « Quand on RÊVE, on passe à l’ACTION, maintenant c’est le temps du passage à l’action avec des objectifs stratégiques bien clairs dans le temps et les espèces (Physique et Virtuel). »

15/06/20
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Évolution des espaces de travail dans le contexte du COVID-19
Abderrahmane SALHI- Directeur Général de Maroc Bureau, Docteur en science de gestion du Groupe ISCAE et Président de l'AMIAA
Abderrahmane  SALHI

La pandémie du coronavirus est une tragédie humaine qui a touché à la vie de plusieurs millions de personnes à travers le monde. Cette pandémie a bouleversé notre mode de vie, la manière avec laquelle nous interagissons avec les autres et notre façon de travailler. La vie au bureau est en train de connaître une profonde mutation, qui marquerait à jamais l’histoire des espaces bureau au niveau mondial.

Cette mutation a démarré, dès le début de confinement, par le recours au télétravail et à la communication digitale, et continuera avec la distanciation sociale exigée par les mesures sanitaires réglementaires qui sera mise en œuvre dans les bureaux, dès le retour des collaborateurs une fois le déconfinement est annoncé.

La crise sanitaire semble avoir provoqué l’accélération de transitions déjà en cours tout en faisant émerger des approches nouvelles de travail et de collaboration. Cependant, la pérennisation de certaines pratiques testées, notamment celle du travail à distance est conditionnée par l’anticipation et la prise en charge les risques psycho-sociaux qui peuvent en être générés.

En effet, la mise en télétravail prolongé est un vrai défi, tant pour des raisons techniques et ergonomiques qu’en terme d’accompagnement humain. Excepté cette première perception qu’il a réussi pour un nombre d’entreprises, le télétravail est une nouvelle forme d’organisation sur laquelle nous n’avons pas beaucoup d’informations ; surtout en termes d’impact, à moyen et à long terme, sur la santé physique et mentale des collaborateurs, et sur la durabilité de leur rendement. Certains salariés peuvent être confrontés à des problématiques physiques en raison du caractère non ergonomique du mobilier qui est souvent utilisé ou à un stress personnel et à des enjeux familiaux. Plus que jamais, les leaders doivent s’adapter pour soutenir leurs collaborateurs.

Parallèlement au développement du télétravail, la crise sanitaire actuelle est en train d’introduire une rupture dans le travail au bureau. Les concepts « d’open space », de « smart office », de « Flex-office » ou du « co-working », ayant connu, jusqu’alors, un grand succès auprès des aménageurs des espaces, sont en train d’être remis en cause. Ces concepts ont été bâtis sur un principe fondateur qui prône le rapprochement entre les collaborateurs pour une meilleure circulation de l’information ; Cependant, le temps d’aujourd’hui est celui de la distanciation sociale.

Les entreprises sont soucieuses des risques liés au retour des collaborateurs et sont tenus de prendre les mesures et les précautions nécessaires pour les protéger et empêcher toute propagation du virus dans les lieux de travail.

Ce changement de paradigme se traduira, à court terme, par l’introduction dans les lieux de travail de cloisons, de paravents mobiles et de barrières de protection. Les espaces de travail risquent de voire, à moyen terme, le grand retour des bureaux cubicles qui offrent à la fois l’intimité et la protection recherchée. Les technologies de communications vont gagnés davantage du terrain. Aussi, notre manière de nous réunir sera définitivement altérée, et de nouvelles règles seront installés pour les espaces partagés.

Il est désarmais accepté que les designers seront plus que jamais sollicités pour réinventer des espaces de travail, dans le strict respect des règles sanitaires, qui encouragent l’échange, la circulation des informations et la synergie du travail collaboratif qui prévalaient jusqu’à une date récente dans nos bureaux.

08/06/20
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