Laila Elandaloussi

Le rôle de l’expert-comptable dans la gestion du covid-19

Laila Elandaloussi- Expert-Comptable et Commissaire aux Comptes, Dirigeante ABS Consulting, Présidente WIMEN et Vice Présidente de l'Ordre des Experts Comptables

Par: Laila Elandaloussi - 11/05/2020

Depuis mars dernier, nous vivons une crise sanitaire mondiale sans précédent, qui a touché presque tous les pans de l’économie. Beaucoup d’entreprises ont été mises à mal et traversent cette zone de turbulence, en espérant des jours meilleurs. Grands groupes, Pme, Tpme sont pour la plupart psychologiquement fragilisés et financement menacés.

Forger leur capacité de résilience est plus que d’actualité dans ce contexte. Car face à ce choc brutal et inattendu, elles doivent être armées pour braver l’adversité et rebondir. Les mesures édictées par le gouvernement marocain certes nécessaires, à savoir report d’échéances fiscales, indemnités pour cessation partielle d’activité, moratoire pour rééchelonner les dettes bancaires couverture plus large des crédits de fonctionnement, ne permettront pas à elles seules de surmonter cette situation. Le chef d’entreprise a besoin d’être vite accompagné pour identifier rapidement les risques, les menaces et tous les signaux de faiblesses pour ainsi les transformer en opportunités.

La mission de l’expert-comptable a plus de sens que jamais dans ce contexte. Plus que la prise en charge des obligations légales, alerte, prévention, conseil, opinion sur la réalité de la situation financière, permettent de rassurer en véritable vecteur de confiance, et appuyer les dirigeants pendant la crise.

Une cellule de crise a été créée de façon urgente par la profession pour décoder en temps réel tous les textes réglementaires concernant les entreprises notamment ceux se rapportant aux nouvelles dispositions fiscales, sociales, ainsi que pour clarifier les incidences de la pandémie du covid 19, sur l’audit. De cette manière les professionnels experts comptables peuvent se tenir à la disposition des entreprises par leurs conseils avisés et les soutenir à mieux déployer le dispositif d’appui mis en place par le gouvernement.

Ils peuvent également jouer un rôle fondamental pour accompagner les dirigeants à résoudre les problématiques de financement et les négociations avec leurs partenaires. La crise de trésorerie qui fragilisait déjà les opérateurs économiques et était une des premières causes de défaillance dans notre pays, s’est aggravée sous le choc de la pandémie, l’arrêt d’activité, et la paralysie des circuits auparant prospères.

Après le de confinement, les entreprises en difficulté doivent s’atteler à mettre en place un plan de relance. Elles devraient commencer par dresser un état de la situation réelle en identifiant tous les risques présents à venir. L’expert-comptable à leur coté pourrait apprécier ou participer à cet état des lieux indispensable à la mise en place d’un plan de redressement de la situation financière comme il peut également participer à sa mise en œuvre.

De plus en plus les opérateurs économiques seront confrontés dans cette situation complexe et critique a une exigence croissante des besoins en matière d’informations à destination des tiers, créanciers, régulateurs, pour maintenir le climat de confiance qui est à la base de toute relance économique.

La mission du commissaire aux comptes, mission d’intérêt général, revêt un intérêt encore plus important pour les actionnaires eux-mêmes, car dans cette période de difficultés, ils ont besoin de plus d’assurance et de confiance sur la marche de la société, l’évolution de sa situation et son impact réelle quand a la pérennité de l’activité.

La mission permanente que le commissaire aux comptes déploie aussi, permettra une détection plus rapide des difficultés dont la prise de conscience tardive risque d’en amplifier la teneur. A cet effet, il est important de rappeler la procédure d’alerte du commissaire aux comptes qui pourrait s’inscrire comme une réponse adéquate à ces difficultés. Elle permettrait dans une approche préventive, d’ouvrir la voie vers la procédure de sauvegarde. En effet le code de commerce au Maroc prévoit plusieurs procédures pour les entreprises en difficulté notamment le redressement et la liquidation judiciaire, ainsi que la procédure de sauvegarde. Cette dernière en vigueur depuis avril 2018 introduite au niveau du livre V du code de commerce, constitue une innovation marquante dans le droit des affaires car protège les entreprises de la liquidation. Elle prévient du « dépôt du bilan » dès lors que l’entité n’est pas encore en cessation de paiement. Elle pourrait constituer une solution idoine, et viendrait à la rescousse des entreprises dans cette conjoncture difficile.

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Covid-19 : quelles sont les principales problématiques IFRS soulevées par la pandémie ?
Mehdi AOUNI - Directeur au sein de PwC Maroc, Expert en normes comptables internationales (IFRS), consolidation et communication financière.
Mehdi AOUNI

L’émergence du COVID-19 début 2020 et son expansion depuis ont affecté l’activité économique du premier trimestre 2020 de la majeure partie des entreprises.

Le Maroc a mis en place des mesures drastiques pour faire face à cette pandémie telles que l’arrêt de certaines activités, la limitation des déplacements, l’isolement sanitaire, la fermeture des frontières ou encore la généralisation du port du masque. En parallèle, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures d’accompagnement et de soutien sur le plan économique et social afin de limiter l’impact économique négatif de la pandémie.

Dans ce contexte, plusieurs problématiques comptables reviennent sur le devant de la scène et qu’il conviendra d’adresser dès les premiers comptes intermédiaires de l’exercice 2020 : évaluation des actifs financiers et des impôts différés, dépréciation d'actifs corporels et incorporels, la valorisation des stocks, modifications des contrats de location, etc.

Le graphique ci-après présente les principaux impacts comptables potentiels du Covid 19 sur les états financiers IFRS, et ce dès la clôture semestrielle au 30 juin 2020 :

Les informations fournies dans la présente publication ont un caractère exclusivement général, et ne peuvent en aucun cas être assimilées à une prestation de conseil. Aussi, elles ne peuvent être utilisées comme un substitut à une consultation rendue par un professionnel compétent pour vous fournir un conseil adapté à votre situation. Nous ne fournissons aucune garantie (expresse ou implicite) en ce qui concerne l’exactitude et l’exhaustivité des informations contenus dans cette publication. En tout état de cause, la responsabilité des entités membres du réseau PwC ou de leur personnel ne pourra en aucun cas être engagée du fait ou à la suite d’une décision prise sur la base des informations contenues dans cette publication.

04/05/20
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L’intelligence artificielle pour les PME : un pari pour l'avenir ?
Badr Boussabat- Economiste et Politologue, Expert de l’intelligence artificielle dans l’économie, Auteur de « L’intelligence artificielle : notre meilleur espoir » (2020)
Badr Boussabat

Comme je le déroule plus longuement dans mon livre “L’intelligence artificielle: notre meilleur espoir”, l’IA constitue un des plus grands relais d’espoir de changement positif pour l’économie. Et au fur et à mesure que l’humanité lutte contre cette crise sanitaire, ma conviction dans l’importance de l’intelligence artificielle se confirme.

L’intelligence artificielle permet de créer de l’information stratégique. Elle parvient à cet objectif en collectant et exploitant une quantité de données importante. À travers celle-ci, l’IA offre cet avantage de reconnaître les patterns complexes, de considérer la non-linéarité et faire l’économie de postulats qui peuvent être parfois erronés. Postulats très habituellement engagés dans la gestion des risques en finance par exemple.

Grâce à l’intelligence artificielle, chaque entreprise pourra détecter des patterns et prédire la production ou la liquidité, en fonction de la saison, ou encore des périodes de sous-approvisionnement de matières premières ou de matériel. Cependant, pour intégrer l’IA, l’entreprise doit collecter suffisamment de données pour alimenter ses systèmes. Ce qui n’est pas encore tout à fait au point au sein des TPE/PME.

Les PME représentent en moyenne plus de 99% des entreprises à l’échelle nationale. Et généralement, moins du quart exploitent les gisements prolifiques de l’intelligence artificielle. Le pourcentage des PME dans l’économie démontre leur importance dominante, tant dans la production que dans le marché l’emploi. Cependant, elles ne tirent pas profit des opportunités titanesques permises par l’IA. Ce qui peut potentiellement fragiliser le tissu économique et la société dans son ensemble. Tant dans la production que dans la gestion des risques. Nous le constatons aujourd’hui en cette période de crise.

En réalité, un plan de grande envergure doit être octroyé aux PME, pour les accompagner dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs activités. Un “AI for SMEs” plan doit absolument voir le jour. Ce plan de soutien, prenant la forme d’un investissement financier ou éducatif, constitue simultanément une possibilité d’augmentation de la valeur ajoutée et d’une diminution de la fragilité de ces PME en temps de séisme récessionniste. Il doit être évident que dans ce plan d’accompagnement, les grandes entreprises en doivent être également bénéficiaires. Mais à moindre mesure. Pour la simple et bonne raison, qu’elles possèdent généralement un avantage concurrentiel plus important, des liquidités en suffisance pour investir et enfin, une quantité de données à disposition plus volumineuse.

Un plan “AI for SMEs” devrait dégager 3 objectifs. Premièrement, créer une base de données d’Etat, dans laquelle les entreprises peuvent s’approvisionner pour nourrir les algorithmes. Deuxièmement, imposer une formation de base à tous les employés pour augmenter la sensibilisation à l’IA. Troisièmement, défiscaliser toutes les activités d’investissement que la PME réalisera dans son processus d’“augmentation”. Les PME ont un potentiel phénoménal de création de valeur ajoutée, grâce à l’intelligence artificielle. Dans l’après COVID-19, tous les états du globe doivent concentrer leurs efforts sur ces entreprises. En effet, en 2008, les autorités avaient renfloué les banques pour relancer l’économie. En 2020, elles doivent non seulement renflouer les PME, mais aller au-delà, en créant un cadre qui permet de les “augmenter”. C’est le meilleur pari pour l’avenir.

Dans les années à venir, les PME doivent être capables de détecter les anomalies d’une chaîne de production, optimiser le flux logistique ou encore utiliser la reconnaissance visuelle. Ces applications de l’intelligence artificielle auront un effet considérable sur l’évolution de la solidité des PME face au futur. Et c’est toute la promesse que chaque Etat devra inévitablement se faire.

27/04/20
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Quelques conseils sur les bonnes manières au bureau après le coronavirus.
Mariam FILALI - Formatrice en Étiquette et Protocole des affaires, Conseillère en image et communication et Fondatrice de Business Étiquette et Protocole
Mariam FILALI

Depuis fin 2016, je partage mes connaissances sur les règles du savoir-vivre en entreprise. Ces règles sont aussi importantes que les règles d’éthique de votre entreprise ou que la maitrise de vos programmes informatiques. Les règles de bonnes manières vont bien au-delà de l’usage du couvert. Les bonnes manières sont le prélude d’une bonne relation d’affaires.

La connaissance des règles d’étiquette permet d’obtenir des résultats plus positifs ainsi que la coopération et le soutien des gens et influence le résultat d’une entreprise.

Les gens veulent faire affaire avec une entreprise parce que les gens qui y travaillent donnent un service courtois.

Avec le coronavirus, nous serons amenés à revoir ces règles d’étiquette en affaires pour éviter toute contamination mais surtout à être solidaires dans nos actes pour vivre en harmonie et en tranquillité dans nos lieux de travail.

Voici 10 règles à adopter :

1. Oublier la poignée de main.

Ce ne sera plus nécessaire. Regardez la personne dans les yeux, sans trop d’insistance. Souriez ! Faites une légère allégeance et portez votre main droite sur le cœur et nommez-vous.

Dans le cas où vous auriez oublié et que vous ayez tendu la main, ce n’est pas grave et dans ce cas, présentez le gel antiseptique par précaution à votre interlocuteur et servez-vous en juste après.

2. Maintenir une bonne distance.

Il sera important de maintenir une distance d’un mètre entre les personnes sans oublier d’être face à son interlocuteur et maintenir une bonne position des pieds. On ne se touchera plus.

3. Communiquer positivement et efficacement avec les collègues, clients, fournisseurs et prestataires. Ne pas parler de situations problématiques. N’utiliser que des mots positifs. Exemple : nous remplacerons le mot « problème » par « situation ».

4. Déposer un gel antiseptique dans les bureaux et à l’entrée de l’entreprise. Ce qui permettra à chaque visiteur de l’utiliser à l’entrée et à la sortie. Désinfecter les poignées des portes, les boutons des ascenseurs à chaque passage…

5. Utiliser le gel avant de remettre la carte d’affaires ou tout document. C’est important. Dorénavant, pour éviter toute suspicion de contamination, on prendra le soin de nettoyer ses mains avant toute remise d’objet.

6. Ne pas oublier de vivre en harmonie avec les autres. La seule manière est d’accepter d’abord la situation et d’agir. Agir en prenant en considération l’autre. Etre à l’écoute des collaborateurs. Une écoute active et bienveillante. Cela crée une situation de communication basée sur la confiance et l’empathie, dans laquelle on témoigne du respect et de la considération pour son interlocuteur. Ce dernier aura peut-être des choses à dire. Comme une demande de télétravail par exemple qui sera sûrement privilégiée à des personnes à risque de contamination.

7. Utiliser la bonne posture face à l’interlocuteur : la tête penchée légèrement sur le côté en signe d’écoute bienveillante, le regard plongé dans celui de l’interlocuteur avec douceur, les bras ouverts pour indiquer la confiance en l’autre, les mains sont ouvertes, paumes vers le ciel.

8. Une hygiène irréprochable : On se lave les mains à l’eau et au savon et cela doit durer trente secondes. Il est indispensable de brosser méticuleusement vos ongles, nids à saleté, et de sécher parfaitement vos mains dans un mouchoir jetable. Le parfum n’a jamais masqué les mauvaises odeurs et enfin, laver régulièrement vos vêtements.

9. Respecter l’espace des autres. Mon bureau est toujours ordonné et propre et je n’envahis pas l’espace de mes collègues. Je m’en tiens aux faits et je libère l’espace rapidement.

10. Avant une réunion, s’assurer que la salle est propre et désinfectée et que le gel se trouve à l’entrée. Peut-être privilégierons-nous tout ce qui sera jetable. Verre, tasse à café, cuillère…                                                                       

Les réunions à distance se multiplieront et permettront aux collaborateurs de travailler de leur maison.

Nous pouvons conclure qu’aujourd’hui, les professionnels qui maitrisent bien ces règles et qui savent se placer au même niveau que leur entourage établissent autour d’eux un sentiment de confiance et deviennent plus humains.  

Les relations humaines sont encore plus importantes que les procédés et les méthodes de travail.

Le mot « solidarité » revient très souvent ces jours-ci.  Cette valeur est à garder autant que possible pour aider notre société à reprendre son activité professionnelle dans les meilleures conditions tout en respectant son collaborateur.

« Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussit, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse ». P. Drucker

23/03/20
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“ Alerte au Coronavirus : Il faut faire attention sans s’affoler ! ”
Interview exclusif avec Noureddine Ayouch, Expert en médias et communication, Acteur associatif et Président du conseil de surveillance à Shem's Publicité
Noureddine Ayouch

1/ Parlez-nous de ce “Coronavirus” ? De l’état économique et social actuel du Maroc ?

“ Partout dans le monde, les gens sont inquiets, déstabilisés, et ne savent plus quoi faire devant le Coronavirus et cela se ressent au niveau économique et social !

Au niveau économique, cela pourrait avoir des répercussions très importantes, quand on pense que les grandes compagnies aériennes risquent de connaître des déficits énormes, prenons le cas de la RAM qui est en train d’annuler plusieurs destinations. Les gens vont moins voyager parce qu’ils se disent : « Où aller » ? D’habitude, quand on veut voyager c’est pour aller découvrir un pays, se reposer, respirer de l’air ou pour assister à une manifestation culturelle. Aujourd’hui, les gens prennent peur et annulent leur voyage à l’étranger : « Il vaut mieux que je reste chez moi, même si j’attrape le coronavirus, je préfère être dans mon pays qu’ailleurs ». Surtout s’il s’agit de pays comme la Chine (1e pays le plus atteint), la Corée du Sud (2e pays le plus atteint), l’Italie (un des plus beaux pays du monde mais aussi le 3e pays le plus atteint) ou l’Iran (qui vient en 4e place). Tous les pays européens sont touchés par ce virus.

Il faut savoir que cette maladie ne touche pas uniquement la santé physique des personnes, elle s’attaque aussi aux entreprises, surtout celles opérant dans des secteurs comme l’événementiel, le tourisme, l’agroalimentaire et même les banques. Les bourses chutent sérieusement partout dans le monde, même au Maroc. Le pétrole est aujourd’hui à un niveau très bas et risque de baisser encore, 35 dollars le 09 mars alors qu’il était à 70 dollars fin décembre.

L’exemple de milliers d’entreprise qui exportent ou importent du textile, des produits de grande consommation et d’électroménagers seront aussi très impactés.

Au niveau social, c’est dans cette situation qu’il faut se montrer intelligent et prévoyant, car cela peut nous contraindre à vivre avec peu de moyens, d’une manière à ne pas rentrer dans un cycle de dépenses exagérées et tomber dans un gaspillage inutile. C’est une occasion d’organiser autrement notre vie.

Cette maladie n’épargne ni les pauvres ni les riches. Devant des supermarchés vides les gens devront agir avec beaucoup de clairvoyance et de discernement.

Nous allons tous apprendre à agir autrement et nous allons adopter une autre vision de l’économie, des voyages et de notre comportement avec les gens.

Maintenant, tout lieu fermé qui pourra rassembler plusieurs personnes sera menacé, et plus grave encore, même l’école risque bientôt d’être fermée. Nos enfants seront désœuvrés. Les parents seraient obligés de travailler à partir de leurs maisons, tous cela dans un objectif de prendre des précautions draconiennes afin d’empêcher la contamination entre les différentes personnes. C’est un tableau très sombre qui existe en Chine depuis plusieurs semaines et aujourd’hui en Italie. Cela peut arriver partout dans le monde.

Ce qui peut nous sauver c’est la recherche des laboratoires et des grands instituts pour découvrir un vaccin contre le Covid-19.

2/ À votre avis, comment le Maroc pourrait-il dépasser cette situation et agir face à cette crise ?

Nous sommes logés à la même enseigne que certains pays asiatiques, africains et du Moyen Orient. Ceci dit plusieurs pays européens, et même les États-Unis connaissent aujourd’hui une épidémie encore plus importante qu’au Maroc, alors qu’ils sont mieux préparés que nous, vu les moyens techniques importants dont ils disposent. Le Maroc a de grands médecins et des hôpitaux relativement bien équipés mais malheureusement le paramédical laisse à désirer.

Est-ce-que nous pouvons dépasser cette situation ? Un pays tout seul ne peut pas combattre le Coronavirus, chaque pays dépend des autres pays. C’est un virus planétaire qui circule de pays en pays. La solution sera forcément planétaire.

3/ En tant que chef d’entreprise, quels conseils pouvez-vous donner aujourd’hui aux autres entreprises ?

Il faut faire attention aux ravages de cette maladie sans s’affoler !

-Informer & sensibiliser : se laver les mains toutes les heures. Quand faut-il mettre le masque ou non, éviter de serrer la main et de faire des bises. A ce niveau le ministère de la santé a fait un travail remarquable et communique à travers les grands médias et les réseaux sociaux.

-Accompagner : En mettant les moyens nécessaires pour protéger ses collaborateurs en matière d’hygiène comme le fait de placer des désinfectants dans les différents emplacements publics et dans les bureaux.

Cependant, si tout le monde est mobilisé, les parents, le chef d’entreprise, le directeur d’école, le professeur, le gouvernement, la société civile et l’État, on pourra limiter les dégâts de cette maladie. Une société responsabilisée, une société qui ne s’affole pas et le meilleur rempart pour lutter contre le Coronavirus .

10/03/20
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